Le monastère Panachrantou – Andros

Le monastère Panachrantou fût construit en 961 de notre ère après la visite du Général Fokas qui deviendra par la suite Empeur de l’Empire Byzantin. Selon les faits, Nikoforos Fokas serait parti de Constantinople pour faire régner la paix en Crète. Pendant le voyage, de fortes intempéries l’obligèrent à faire escale sur l’ile d’Andros. A côté du monastère actuel se trouvaient à l’époque des grottes dans lesquelles se recueillaient certains moines pour prier. Dès lors qu’ils fûrent avertis de l’arrivée du prestigieux Général Byzantin sur Andros, ils se hâtèrent d’aller le saluer et lui parlèrent par la suite de l’icône prestigieuse qu’ils possédaient. Ainsi lui dirent-ils qu’ils allaient la prier quotidiennement pour assurer sa victoire face aux Barbares en Crète. En retour Fokas leur promis une aide financière pour la construction du monastère. Peu de temps avant son arrivée en Crète la vierge lui apparue et lui dicta la stratégie à adopter pour assurer la paix en Crète sans avoir à se battre. Une fois sur place tout se déroula exactement comme l’avait indiqué la vierge et Fokas gagna face aux Barbares et cela dans un laps de temps très court et sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée. Il revint donc à Andros comme promis et offrit une gracieuse somme d’argent au moine pour édifier le monastère à l’endroit où l’icône miraculeuse fut trouvée. Pendant ces évènements l’higoumène eût une vision et prédit au Général Fokas qu’il serait bientôt sacré Empereur Byzantin. Ce dernier fût si heureux qu’il offrit aux moines, l’argent nécessaire pour terminer le monastère Panachrantou. Dans ce dernier repose la sépulture de Saint Panteleïmone ainsi que de nombreuses autres rassemblées, elles, dans une petite crypte.

La vue de ce monastère sur Chora entre autres, est fantastique. Il y a un sentier pédestre pour s’y rendre, il faut une heure trente à peu près. Une magnifique randonnée à faire pour découvrir un fantastique panorama et un monastère à l’histoire, une fois de plus, si singulière.

Monastère Agios Nikolaos Andros

Monastère Agios Nikolaos et l’ Icône de la Mère de Dieu d’Andros

 Le Monastère de Agios Nikolaos  (Saint-Nicolas), fondé au XIe siècle et rénové en 1760, offre une vue somptueuse sur la vallée et en contrebas, sur la plage d’Achla.  Il contient, entre autres, une icône miraculeuse de la Mère de Dieu datant du XVe siècle.
C’est en 1986 que le père Dorothéos découvrit qu’une larme rouge s’écoulait de l’œil droit de la Vierge. Le lendemain, l’écoulement de sang cessa, mais une forte odeur de parfum s’exhalait de l’icône. Depuis ce jour, l’icône est pratiquement toujours couverte d’une fine couche d’huile parfumée. De nombreux miracles se produisent par l’intercession de la Mère de Dieu.
Le plus frappant est celui qui se produisit en 1991 avec un(e) médecin(e) français(e), Anne Gillet. Elle était alors atteinte d’un cancer qui se développait rapidement. La veille de la fête de la Dormition (il y a donc 16 ans aujourd’hui), elle se rendit à Andros pour prier devant l’icône et visiter son père spirituel — le Père Dorothéos. La même nuit, elle eut une apparition de la Vierge. Et lorsqu’elle retourna en Corse quelques jours plus tard, la tumeur maligne avait complètement disparu, au grand étonnement des médecins.

Vous pourrez en visitant ce somptueux monastère emporter avec vous un petit coton imbibé du myrrhon que cette icône exhale.
C’est vraiment étonnant. Le coton embaume vraiment fort, avec une petite odeur de cannelle. On y apprend aussi que dans le narthex de cette même église se trouve une fresque de la Mère de Dieu datant également du XVe siècle qui pleure régulièrement depuis une douzaine d’années. Les larmes coulent des deux yeux jusqu’au sol, formant une petite mare de myrrhon recueilli avec piété par les moines. Un parfum de lys est en permanence présent.
Il faut rappeler que c’est aussi ici que se rendit José Muñoz, le gardien de l’icône miraculeuse de la Vierge d’Iveron, le 30 octobre 1997, quelques heures avant son assassinat. On rapporte que le jour de sa visite, les larmes étaient très abondantes. Et quelques jours auparavant des cernes noirs étaient apparues sur les yeux de la Sainte Vierge.

Le monastère  est aussi le gardien de nombreuses reliques dont celle de Saint-Nicolas, ainsi que de nombreux autres Saints. Il préserve également des œuvres ecclésiastiques, des trésors.A voir aussi dans l’église la sculpture en bois de Saint-Nicolas, le trône du Métropolite, des traces de fresques murales ainsi que la grande icône de Saint-Nicolas, brodée d’un mélange de soie et cheveux de la Sœur Léontine. Un trésor à découvrir …

Monastère Agia Marina Andros

Le monastère Agia Marina (Sainte Marine) et son icône sacrée se situent près d’Apoikia. Il date de 1325 après J.C, lorsque Sainte Marine apparaît à un moine lui indiquant la faille d’un rocher. C’est au creux de cette pierre qu’il découvrit l’icône sacrée de Sainte Marine. Avec l’aide financière de l’empereur Emmanuel , le monastère se construit.

Au cours du 16ème siècle il brûle à 3 reprises sous les attaques de pirates et perd au fur et à mesure de sa grandeur pour finir presque en ruines en 1743 avec seulement 5 moines. C’est alors qu’apparaît la Sainte à un moine qui, après avoir vendu tout ses biens dans le Péloponnèse, reconstruit le monastère qui devient un couvent en 1746. De nombreuses jeunes filles de bonnes familles décident d’y rentrer élevant le nombre de Sœurs à une centaine. Mais sous l’ordre d’ Othonas , 417 monastères ferment en Grèce dont celui de Sainte Marine a Andros. Nous sommes alors en 1833.

L’icône de la Sainte est achetée par la célèbre famille Andriote Embirikos qui lui trouve demeure en l’église Notre – Dame de Chora où elle restera 146 longues années. Le monastère est quant à lui rasé et sert d’étable aux bêtes.

Un siècle et demi après le Mitropolitis des Cyclades, après être passé près de ce que fut jadis le monastère, demanda au Père Cyprien  de le reconstruire, mais ayant d’autres projets ce dernier refusa.

C’est alors que lui apparaît la  nuit même Sainte Marine, elle lui dit ceci : « Je suis Marine et voici mes deux sœurs Paraskevi et Aikaterina. Nous habitions dans le monastère jusqu’à ce que l’on nous jette dehors sous l’ordre d’ Othonas. Nous résidons maintenant un peu plus haut mais c’est dans le monastère que nous voulons vivre ! Tu me verras donc chaque jour ! Nous allons nous battre ensemble pour le reconstruire. Tu accepteras donc l’ordre de ton supérieur. As – tu bien compris Cyprien ? » Ce dernier dès le lendemain partit déblayer avec pelle et brouette les ruines, les travaux durèrent 5 ans et c’est en 1976 que le monastère fut terminé.

Le dernier miracle date de 2006, c’est celui du petit Andrea, un jeune Chypriote. Atteint d’une très grave maladie, il doit recevoir une greffe de moelle à Huston aux Etats- Unis. Les médecins sont très pessimistes et ne donnent qu’une chance infime quant à la réussite de l’opération. Le Père Cyprien est aux côtés de la famille du petit garçon et demande à Sainte Marine de les aider  dans cette dure épreuve. L’opération fut au final une réussite totale et c’est en discutant par la suite avec les parents d’Andrea que le chirurgien a demandé à rencontrer la femme médecin Grecque qui était présente dans le bloc opératoire. Ne comprenant pas de quoi il parlait les parents se retournèrent vers le Père Cyprien qui déclara : » Je lui ai demandé d’être présente lors de cette dure épreuve et c’est ce qu’elle a fait ». Le petit Andrea est depuis totalement guéri et se rend avec les siens tous les ans au monastère pour remercier cette Sainte Miraculeuse.

Beaucoup de Chypriotes se rendent également au monastère pour implorer la Sainte. Ils ont  fait des dons très importants ces dernières années qui ont servi à réaliser de gros travaux de restauration, notamment celles des façades.